samedi 28 février 2009

L'industrie des technologies de Taïwan joue un rôle essentiel dans la chaîne d'approvisionnement mondiale

Des sociétés de Taïwan détiennent de grandes parts sur les marchés des PC, des écrans LCD, des semi-conducteurs et des téléphones portables ; les activités de développement de la marque et de fabrication se dissocient de plus en plus

Les sociétés de technologies de l'information et des communications (TIC) de Taïwan jouent un rôle essentiel dans la chaîne d'approvisionnement mondiale des appareils électroniques. Les sociétés taïwanaises produisent environ les trois quarts des PC et la moitié des écrans à affichage à cristaux liquides (LCD) du monde entier. De plus, Taïwan fabrique près du quart des semi-conducteurs et du cinquième des téléphones portables de la planète.

Taïwan compte une population de 23 millions d'habitants répartis sur un territoire de seulement 36 260 kilomètres carrés, soit moins de la moitié de un pour cent du territoire de la Chine, lequel s'étend sur 9,6 millions de kilomètres carrés. Les habitants de Taïwan, qui sont bien instruits et très travailleurs, ont aidé le pays à se tailler une place de choix au sein de l'industrie mondiale des TIC.

La proximité des sociétés à Taïwan a donné lieu à la formation de regroupements industriels offrant des avantages distincts, ce qui fait de Taïwan un excellent point de convergence pour l'approvisionnement, le soutien à la conception et la commercialisation rapide des idées de produits.

L'Economist Intelligence Unit (EIU), un groupe de réflexion britannique bien connu, a annoncé l'an dernier les résultats d'une étude mondiale portant sur la concurrence au sein de l'industrie des TI. Selon cette étude, l'industrie des TI de Taïwan est passée en un an du sixième au deuxième rang parmi les 66 pays qui ont fait l'objet de l'étude. Le rapport indiquait que l'ascension de Taïwan dans le classement était principalement attribuable à son excellent rendement en matière de recherche et développement, particulièrement en ce qui concerne la technologie brevetée.

L'industrie des TIC de Taïwan est désormais si importante qu'elle présente une diversité impressionnante, et plusieurs grandes sociétés ont dissocié leurs unités de fabrication de leurs activités de développement de la marque afin de se spécialiser davantage dans ces deux domaines.

Acer Inc., qui est devenu au cours des cinq dernières années le troisième fabricant de PC en importance au monde selon la part de marché, illustre bien cette situation. La société ne réalise plus la fabrication à l'interne et à divisé ses unités de production en des sociétés distinctes, dont Wistron Corporation. Wistron réalise désormais la fabrication pour un grand éventail de sociétés, dont certaines figurent parmi les marques les plus connues du secteur de l'ordinateur portable. Plusieurs autres sociétés de Taïwan s'engagent dans la même voie.

ASUSTek Computer Inc., propriétaire de la marque ASUS, est maintenant bien connu dans le monde en tant que créateur du Eee PC, un petit ordinateur portable disposant d'une excellente connectivité Internet qui s'avère abordable pour un plus grand nombre de personnes dans le monde. L'an dernier, ASUSTek a essaimé certaines de ses activités de fabrication en vue de créer une société distincte nommée Pegatron Corp.

D-Link Corp., l'une des plus importantes sociétés d'équipement de réseaux au monde, a essaimé son unité de fabrication pour donner naissance à Alpha Networks Inc. et s'est concentrée sur la consolidation de la marque D-Link.

Dans le but de promouvoir l'industrie de Taïwan, le gouvernement estime qu'il faut avant tout veiller au développement de la marque afin d'accroître la compétitivité de l'économie de Taïwan. Le programme Branding Taiwan comporte deux objectifs ultimes. Le premier consiste à intégrer les ressources afin de contribuer à la création de marques et d'instaurer un contexte favorable au développement. Le deuxième consiste à aider les sociétés taïwanaises à développer leur marque et à accroître la valeur des marques internationales en provenance de Taïwan.

Les sociétés taïwanaises s'inscrivent également parmi les leaders mondiaux pour ce qui est des produits permettant d'économiser de l'énergie et de réduire les émissions de carbone. Parmi ces sociétés, mentionnons les fabricants de diodes électroluminescentes (LED) et de cellules solaires, deux des secteurs ayant connu l'an dernier la croissance la plus rapide de l'industrie des TIC de Taïwan.

L'industrie des LED de Taïwan est la deuxième plus importante au monde, et détient environ le quart du marché international. Les LED permettent de réduire la consommation d'énergie, car elles émettent de la lumière à partir d'une puce, plutôt que du filament incandescent d'une ampoule ou de gaz chargés dans un tube fluorescent. Les LED consomment environ le dixième de l'énergie utilisée par une ampoule à incandescence et ont une durée de vie d'au moins dix ans. En outre, elles ne produisent pratiquement pas de chaleur, ce qui réduit le risque d'incendie. Les LED sont sur le point d'acquérir une plus grande part du marché, d'une valeur de plusieurs milliards de dollars, et de surpasser les ampoules et les tubes, alors que cette nouvelle technologie croît en maturité et que les coûts de fabrication ne cessent de chuter.

Les fabricants de LED de Taïwan comprennent Arima Optoelectronics Corp., Bright LED Electronics Corp., Epistar Corp., Everlight Electronic Co., Formosa Epitaxy, Genesis Photonics Inc., Harvatek, I-Chiun Precision, Ligitek, Opto Tech et Unity Opto Technology Co.

De façon similaire, les cellules solaires, qui produisent de l'électricité à partir de la lumière du soleil, revêtent une plus grande importance en cette période où les pays des quatre coins du globe s'efforcent de réduire leur dépendance aux combustibles fossiles et leurs émissions de carbone.

Les sociétés fabricantes de cellules solaires de Taïwan comprennent Motech Industrial Inc., Gintech Energy Corp., E-Ton Solar Tech, Sino-American Silicon Products Inc. Sinonar Corp. et Green Energy Technology.

Veuillez consulter le http://www.taiwantrade.com.tw ou le http://www.brandingtaiwan.org pour obtenir de plus amples renseignements.

Acer Inc. http://www.acer.com/worldwide/selection.html Wistron Corp. http://www.wistron.com.tw/ ASUSTek Computer Inc. http://www.asus.com Pegatron Corp. http://www.pegatroncorp.com/en/index.htm D-Link Corp. http://www.dlink.com/ Alpha Networks Inc. http://www.alphanetworks.com/ Opto Tech Corp. http://www.opto.com.tw/about_who.aspx Arima Optoelectronics Corp. http://www.aocepi.com.tw/html/ Bright LED Electronics Corp. http://www.brtled.com/ Epistar Corp. http://www.brtled.com/ Everlight Electronic Co. http://www.everlight.com/normal.php?id=90 Formosa Epitaxy http://www.forepi.com.tw/pages/about_company.htm Genesis Photonics Inc. http://www.g-photonics.com/ Harvatek http://www.harvatek.com/eng/index.php I-Chiun Precision http://www.i-chiun.com.tw/ Ligitek http://www.ligitek.com/ Unity Opto Technology Co. http://www.unityopto.com.tw/ Motech Industrial Inc. http://www.motechind.com/ Gintech Energy Corp. http://www.gintechenergy.com/ E-Ton Solar Tech http://www.e-tonsolar.com/ Sino-American Silicon Products Inc. http://www.saswafer.com/index/index_tw.aspx Sinonar Corp. http://www.sinonar.com.tw/ Green Energy Technology http://www.getinc.com.tw/

Le Taiwan External Trade Development Council (TAITRA)

Le Taiwan External Trade Development Council (TAITRA) (Conseil de développement du commerce extérieur de Taïwan) a été fondé en 1970 dans le but de promouvoir le commerce extérieur et la compétitivité de Taïwan au sein des marchés mondiaux. Au cours des 39 dernières années, le TAITRA a joué un rôle essentiel dans le développement de l'économie de Taïwan. Le TAITRA est co-sponsorisé par le gouvernement et des associations commerciales et est perçu de tous comme la porte d'accès à Taïwan pour la communauté d'affaires internationale.

Chine: l'appel d'Alstom au boycott des trains chinois "sans fondement"


L'appel du groupe français Alstom au boycott des trains chinois est sans aucun fondement et reflète son manque de confiance face à la crise financière mondiale, a rapporté le Global Times dans son édition de mardi.

Philippe Mellier, directeur d'Alstom Transport, branche ferroviaire du groupe industriel français, a déclaré le 2 janvier au quotidien économique britannique Financial Times que les pays occidentaux devraient refuser d'acheter des trains chinois, arguant de la fermeture progressive du marché chinois aux fournisseurs étrangers. Il a critiqué le fait que les trains fabriqués par la Chine pour l'exportation avaient utilisé des technologies étrangères, fournies, selon lui, à condition qu'elles ne soient pas utilisées en dehors de la Chine.

Ces remarques ont provoqué de vives réactions parmi les Chinois, surtout les professionnels du secteur de la fabrication des trains.

Selon le Global Times, les autorités chinoises des chemins de fer affirment que la Chine n'a signé aucun contrat de nature exclusive au cours de sa coopération avec les entreprises étrangères. Il n'existe donc pas de contraintes concernant l'exportation des technologies vers un autre pays, sans compter que la propriété intellectuelle des technologies exploitées dans le cadre de cette coopération appartient à la Chine. Il faut noter que les entreprises étrangères ont déjà obtenu leurs bénéfices.

Face à la crise financière mondiale et à la stimulation de la demande intérieure en Chine, les géants occidentaux du secteur ferroviaire auront plus de mal à se procurer des contrats sur le marché chinois et international. Le Global Times souligne que les remarques de Philippe Mellier ne sont qu'une excuse pour expliquer les difficultés rencontrées par la société en Chine.

Les professionnels chinois de la fabrication de locomotives estiment également que l'accusation d'Alstom en matière de "vol" par la Chine des technologies étrangères est sans fondement.

C'est une coopération que les entreprises chinoises et étrangères mènent, pas un mélange de capitaux. C'est par voie d'apprentissage, de digestion et d'assimilation que la Chine a réuni une série de technologies qui doit appartenir à la Chine du point de vue juridique.

Le journal affirme que les trains exportés par la Chine vers la Malaisie et des pays africains utilisent tous des technologies existant depuis longtemps et que la vitesse de ces trains se situe à environ 160km/h.

Quant aux techniques des trains à grande vitesse CRH (China Railway High-speed) exploitées conjointement par la Chine, le Japon, la France et l'Allemagne, elles ne sont utilisées que dans le transport ferroviaire intérieur du pays et n'ont pas été exportées.

Actuellement, le marché des trains en Europe, aux Etats-Unis et en Russie n'est pas ouvert à la Chine, alors que le marché chinois du transport ferroviaire et de la fabrication des locomotives est très ouvert et accessible aux entreprises étrangères.

Par contre, la Chine s'est heurtée à de nombreuses difficultés en essayant d'entrer sur le marché européen. La Chine et la Hongrie envisageaient de coopérer sur un projet ferroviaire, mais l'Union européenne a catégoriquement refusé.

La Chine possède maintenant des technologies avancées sur le plan de la fabrication des trains, et ses entreprises bénéficient d'un coût de revient relativement bas par rapport à la concurrence internationale, indique le Global Times, citant l'économiste en chef adjoint de la China South Locomotive & Rolling Stock Corporation Limited, Wang Gongcheng.

Rien qu'en 2008, cette entreprise chinoise a signé des contrats d'exportation d'une valeur de plus de 700 millions de dollars, contre seulement des dizaines de millions de dollars en 2000.

Le Global Times indique que ces dernières années, le secteur de la fabrication des trains chinois s'est rapidement développé. Il existe par conséquent de moins en moins d'opportunités pour les entreprises étrangères en Chine. Il ne s'agit pas d'une fermeture du marché chinois, mais d'une baisse relative de la compétitivité des entreprises étrangères.

D'après Feng Zhongping, expert des questions européennnes relevant de l'Institut des relations internationales contemporaines de Chine, les remarques d'Alstom temoignent de la crise en Europe et de son inquiétude face aux produits chinois. Les industries chinoises à forte intensité de main d'oeuvre se transforment actuellement en industries de haute technologie.

Selon lui, face à la crise financière, le protectionnisme de l'Europe se fait sentir de jour en jour. Les conflits commerciaux entre la Chine et l'Europe pourraient se multiplier dans l'avenir.

A preliminary report on transnationalism and cyberculture in postsocialist Shanghaï

Cyberculture in shanghaï : what do computer mean for people in Shanghai ?


PDF - report : A preliminary report on transnationalism and cyberculture in postsocialist Shanghaï

vendredi 27 février 2009

Internet en Chine en 2008, quelques chiffres et références

En Chine comme ailleurs, Internet devient incontournable quand il est question de faire connaître ses services ou ses produits au plus grand nombre.

Si bien naturellement, en tant que professionnel du Web en Chine, nous surveillons les chiffres de l’Internet sur ce territoire, tout entrepreneur en Chine aura intérêt à comprendre la situation de l’Internet ici pour comprendre quel intérêt aura cet outil dans sa stratégie de communication et de développement.

Les tendances de l’Internet chinois aujourd’hui sont nécessairement différentes de celles des pays Occidentaux par exemple : contrôle rigoureux par le gouvernement, développement technique et accessibilité grand public plus récents, différences culturelles et linguistiques par rapport aux pères de l’Internet, etc. Internet en Chine n’est pas encore mature, et pourtant… la Chine est déjà le pays qui compte le plus grand nombre d’internautes : 298 millions fin 2008 (contre 225 millions aux Etats-Unis).

Un chiffre qui peut faire tourner la tête, mais qu’il convient, comme pour toute donnée macro-économique en Chine, d’étudier un peu plus en détail.

Taux de pénétration:

Globalement, le taux de pénétration d’Internet en Chine est de 22,6% seulement. Mais il faut noter les écarts très importants entre les grandes villes industrialisées comme Beijing ou Shanghai (taux de pénétration de l’ordre de 60%) et les provinces plus reculées.
Alors que dans les villes le nombre d’internautes arrive à maturité, de nombreux utilisateurs en puissances pourront rejoindre la communauté Internet chinoise dans les années à venir.

Accès au haut-débit:

Avantage du déploiement récent des équipements réseaux: plus de 90% des internautes chinois se connectent en haut-débit à Internet. Les problématiques d’accès aux contenus riches, plus lourds, sur Internet, se posent donc moins.

Des internautes jeunes et qui ne se contentent pas de lire :

70% des internautes Chinois ont moins de 30 ans.

70% des internautes également, écrivent du contenu sur Internet (contre environ 30% aux US ou en France)

Un Internet marchand, mais à la mode Chinoise :

91% du e-commerce se fait encore sur des plate-formes C2C de type eBay. Mais ce sont des sites bien chinois comme taobao.com qui font référence, les résultats d’eBay en Chine restent anecdotiques.

La publicité en ligne a représenté plus de 1,2 milliards d’euros en 2008, là encore c’est Baidu.com, “le Google chinois”, qui détient la plus grosse part du gâteau avec près de 30% de parts de marché contre 11% pour le géant Google.

Les chinois ont en effet développé leur propre univers Internet et utilisent leurs propores sites, complètement localisés, bien que souvent “hérités” de leurs homologues occidentaux.

  • La référence en moteur de recherche ou géant de l’Internet n’est pas Google, mais Baidu (www.baidu.com), ou encore Alibaba (www.alibaba.com.cn)
  • Les chinois n’utilisent en général que très peu MSN ou Skype pour “chater” en ligne, mais utilise le logiciel sino-chinois QQ de Tencent (www.qq.com)
  • Ils connaissent Youtube bien sûr, mais lui préfèrent souvent Tudou.com ou Youku.com
  • Ils ne font pas leurs achats sur eBay ou Amazon, mais sur Taobao.com ou Dandang.com
  • Facebook est marginalisé, ici le buzz des réseaux sociaux a été généré par Kaixin001.com, qui a amélioré la première copie du Facebook chinois Xiaonei.com

Les géants de l’Internet qu’on peut connaître en Occident ne sont donc pas ceux que l’on retrouve les plus établis en Chine. Et si des passerelles commencent à émerger entre les 2 mondes (Facebook est disponible en Chinois, Alibaba fait partie du groupe Yahoo!, QQ vient de lancer sa version en Anglais, Google se plie aux restrictions chinoises pour s’implanter en Chine, etc…), l’Internet chinois reste encore relativement hermétique aux références que l’on connaît et déroute rapidement qui n’y a pas été sensibilisé.

Dans un environnement en pleine maturation, ce sont des aspects à bien prendre en considération pour qui souhaite utiliser Internet comme facteur de développement en Chine. Les impacts vont d’ailleurs en être démultipliés avec le développement de la 3G ici : imaginez ce que l’Internet mobile peut devenir dans un pays où le téléphone portable est plus répandu que le téléphone fixe…

Sources:

Baidu.com, le moteur de recherche made in China

Baidu est le moteur de recherche leader en Chine. Il est capable de chercher du texte et des images dans l'océan de pages en caractères idéogrammes du net.

Baidu est un moteur de recherche chinois qui a pour mission de rechercher dans l'ensemble des pages écrites en chinois les informations les plus pertinentes. Ce moteur est en quelque sorte l'équivalent de Google dans les pays occidentaux. Il est spécialisé dans l'indexation des millions de pages d'idéogrammes présentes sur la toile.

Comme nos moteurs, Baidu classe ses résultats en fonction de la pertinence de corrélation entre la question posée et les pages indexées. Selon les derniers chiffres disponibles, la base Baidu balaie plus de 740 millions de pages web, 80 millions d'images et 10 millions de fichiers multimédia.

Un média sous contrôle

Baidu a été fondé par Li Yanhong, un ingénieur chinois formé aux techniques américaines et Eric Xu, un docteur en biochimie. Ces deux compères exilés dans la Silicon Valley ont tout d'abord créé une agence web puis un moteur de recherche en janvier 2000 à Pékin. Très rapidement, il affiche un succès grandissant du principalement par le fait de sa technologie de recherche en chinois.

Leader incontesté depuis sa création, le moteur Baidu a toutefois subit un revers cuisant en 2005. En effet, le gouvernement chinois a jugé que le moteur de recherche devait se soumettre à la censure. Depuis cette date, le site alors classé en 4e position dans le monde en terme de fréquentation sur le net a dû revoir sa copie. Certaines questions allant à l'encontre de la politique chinoise n'obtiennent tout bonnement aucune réponse. Tous les contenus jugés « vulgaires » sont bannis et notamment tout ce qui touche de près ou de loin au sexe et à la pornographie. Cet aspect de la censure cache des pans entiers de censure plus souterraine et moins immédiatement décelable. Le contenu du moteur est sans cesse soumis à des filtrages idéologiques qui varient selon l'actualité chinoise. En 2008, le site chinois n'était plus qu'en 13e position mondiale malgré la qualité de ses outils techniques largement soumis à la censure. Le gouvernement chinois exerce de fait un contrôle incessant sur Baidu même si celui-ci fait partie des fleurons technologiques chinois. L'entreprise a été introduite en bourse au Nasdaq en 2005.

Un ensemble de services

Si le cœur du site Baidu.com reste son activité de moteur de recherche avec quelque 200 millions de requêtes traitées par an, les concepteurs de cet outil ont développé de nombreux services annexes pour mieux répondre aux besoins des internautes. Ces services comprennent notamment la recherche web avancée, les actualités, des banques d'images, des téléchargements de fichiers mp3, des forums, des FAQ (questions/réponses)... Depuis sa création, le site ne vit que de la publicité. Le marché publicitaire chinois étant en plein boom sur internet, le chiffre d'affaires de la société est en perpétuelle augmentation.

Le saviez-vous ?

Baidu est le seul moteur de recherche au monde à détenir plus de 50% de son marché local. Baidu répond à 8 requêtes sur 10 sur l'internet chinois. Cette suprématie s'explique principalement par le travail qui a été fait en amont pour comprendre la logique très complexe des mots de la langue chinoise ou chaque expression peut revêtir plus de 50 significations différentes.

Le web shopping atteint des records


La ville de Shanghai se trouve en tête de la liste des villes chinoises pour les achats par internet, qui ont été faits pour une somme totale de 16,5 milliards de yuans (2,4 milliards de dollars) en 2008, avec les dépenses annuelles en ligne qui représentaient 2 200 yuans par habitant, selon le dernier rapport de consommation par internet.

Ce rapport qui a été effectué par l'iResearch Consulting Company, était fondé sur une enquête nationale parmi 100 000 internautes interrogés par 84 grands sites web.

Le volume total des achats en ligne en Chine a atteint un niveau record de plus de 120 milliards de yuans en 2008, une augmentation de 128,5% par rapport à 2007.

"L'e-business est devenu une partie intégrante du commerce de détail, et les grandes villes comme Shanghai, Beijing où Shenzhen qui dominent dans le domaine du commerce de détail sont aussi en tête pour le commerce sur internet", a affirmé Liu Zheng, consultant en chef de la compagnie pékinoise SDR Consulting Company.

"Il faut également souligner que les villes du deuxième et du troisième rang, comme celles qui se trouvent dans les provinces du Shandong et du Jiangsu sont devenues des consommatrices émergentes des marchandises sur le web", a-t-il ajouté. "Plus de 70% des utilisateurs de Taobao.com sont originaires de ces villes."

Les hommes sont de plus grands acheteurs en ligne que les femmes, représentant 55% des effectifs. Ils achètent principalement des produits électroniques, indique le rapport.

Malgré la proximité de plusieurs grands centres commerciaux, Xiao Gao, habitante de Shanghai âgée de 27 ans, affirme qu'elle préfère le web-shopping.

"Le shopping par internet est devenu un mode de vie, et j'achète des produits ou des services en ligne au moins une fois par semaine", a-t-elle dit. "Les prix bas, c'est ce qui me fait prendre la décision d'acheter."

"C'est un mode de vie qui permet d'éviter tous les embouteillages qu'il faut franchir pour accéder aux magasins", a-t-elle ajouté. "J'en fais une habitude, en dépensant plus sur les achats en ligne".

"Les acheteurs dans tout le pays font de plus en plus recours à Internet pour la variété, la qualité et le confort qu'il propose," a annoncé Liu Zheng.

"Les ventes en ligne vont continuer à prendre de l'ampleur surtout que la dépression économique se poursuit."

Jusqu'à présent, Taobao.com conserve une position stable de leader pour les achats en ligne avec 82,2% de parts de marché, suivi par PAIPAI.com et eachnet.com, avec 9,9% et 7,9% respectivement.

Les consommateurs se plaignent généralement de l'incohérence entre l'image et le produit en réalité et du retard dans la livraison, indique le rapport.

La Chine établira une base de formation pour les étudiants à la recherche d'un emploi

BEIJING, 23 février (Xinhua) -- Le gouvernement chinois établira "une base" dans la province du Shandong (est) pour offrir des formations professionnelles aux étudiants du pays, a annoncé lundi le ministère chinois des Sciences et des Technologies.

Le complexe, dont la construction s'achevera d'ici cinq ans, couvrira 125 hectares, et nécessitera un investissement de 12 milliards de yuans (1,7 milliard de dollars).

Le centre fournira des formations dans les domaines de la haute technologie, tels que la technologie informatique, les nouvelles matières, l'énergie alternative, la protection de l'environnement et la maîtrise de l'énergie.

Le gouvernement a appelé à des mesures pour promouvoir l'emploi des étudiants. Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale a déclaré le 20 janvier qu'il y aurait 7,1 millions de diplômés universitaires à la recherche d'un emploi cette année, incluant 1 millions de diplômés n'ayant pas réussi à obtenir un emploi l'an dernier.

Les gagnants du concours Calling All Innovators de Nokia

Le Forum Nokia a annoncé le nom des lauréats de son concours international Calling All Innovators pour les applications et les solutions mobiles destinées à améliorer la qualité de vie dans le monde. La phase suivante du concours Calling All Innovators met les développeurs d’applications mobiles et Web au défi de proposer des applications de pointe dans les trois catégories suivantes : Internet Innovation, Flash et Emerging Markets.

Lors du premier volet Calling All Innovators, près de 250 000 visiteurs uniques et plus de 12 000 développeurs de toute la planète se sont inscrits au Forum Nokia, la plus grande communauté de développement mobile au monde. En janvier, un panel de juges a retenu 11 finalistes parmi les quelque 1 000 développeurs issus de 57 pays ayant soumis leurs applications mobiles, avant de sélectionner les grands gagnants dans chacune des catégories suivantes :

ECO-Challenge : applications ou solutions destinées à minimiser l’impact environnemental mondial de la mobilité et à permettre aux clients de faire des choix de style de vie durables réduisant leur consommation d’énergie et leur empreinte carbone.

Grand prix : GreenDrive (Israël) – Cette application promeut un rendement énergétique optimal des déplacements en détectant les conditions routières actuelles et à venir qui influent sur la consommation de carburant, et en fournissant en temps réel des instructions de conduite pour emprunter l'itinéraire le plus court et le plus rapide possible dans le respect de la réglementation.

2ème Place : TigerMap (Chine) – Cette application de guide touristique écologique facilite le choix des transports publics en combinant informations à jour sur les transports collectifs et recommandations sur les meilleurs restaurants, lieux de divertissement, hôtels et magasins dans plus de 150 villes de Chine.

3ème Place : Ticketek Mobile Ticketing (Argentine) – Cette application de billetterie électronique Java pour appareils Séries 40 et S60 réduit la consommation de papier en permettant aux clients d'utiliser un code à barres enregistré sur leur téléphone pour accéder à des événements.

Accessit : Green Phone (Inde) – Cette application S60 optimise l'autonomie de la batterie grâce à une régulation améliorée du rétro-éclairage des appareils, des fonctions WLAN et Bluetooth et de la consommation électrique du chargeur.

Emerging Markets :
nouvelles solutions mobiles destinées à améliorer le quotidien de millions de personnes dans les pays en voie de développement, principalement axées sur des domaines tels que l'éducation, l'accès aux données relatives à la santé, l'infodivertissement et l'agriculture.

Grand prix : Nano Ganesh (Inde) – Cette application permet aux agriculteurs indiens d'établir à distance un contact avec des pompes électriques modernes pour l'irrigation, afin de piloter leur alimentation énergétique et leur fonctionnement sans avoir à parcourir des distances importantes.

2ème Place : mPedigree (Ghana) – Cette application permet aux utilisateurs d'envoyer gratuitement par message texte un code d'authentification figurant sur l'emballage de traitements antipaludéens et d'autres médicaments à un numéro mobile abrégé dédié afin de se prémunir contre les médicaments contrefaits, considérés responsables d'un nombre alarmant de décès, surtout dans les pays en voie de développement.

3ème Place : DigitallCS (Digital Internal Control System) (Mexique) – Avec cette application, les coopératives agricoles peuvent étudier les pratiques culturales de leurs membres et charger les données vers un site Web pour la création de rapports et l'analyse afin de vérifier que les agriculteurs respectent les normes en vigueur, notamment pour la certification Commerce équitable et la certification Biologique.

Technology Showcase : applications s'appuyant sur les technologies Flash Lite, Java, Python, Open Source ou autres et fonctionnant sur des appareils Series 40 ou S60 pour créer une expérience utilisateur exceptionnelle pour les individus ou les communautés.

Grand prix : X Dancery (Chine) – Dotée de fonctionnalités avancées de rendu graphique 3D et entièrement optimisée pour l'interface utilisateur par écran tactile du S60 5ème édition et pour la technologie de capteurs de mouvement, cette application analyse tout fichier MP3 pour générer automatiquement un jeu unique d'après le rythme de chaque piste musicale sélectionnée.

2ème Place : kReader Mobile (États-Unis) – Cette application de synthèse vocale multilingue avec fonctions de traduction utilise le téléphone-appareil photo pour numériser n'importe quel livre, lettre, reçu ou autre document imprimé et convertir le texte ainsi capturé en un contenu audio qui est ensuite « lu » à l'utilisateur.

3ème Place : AccessitNeuscreen (Thaïlande) – Cette application utilise les fonctionnalités de dessin, l'écran tactile et l'appareil photo du Nokia N95 connecté à un téléviseur classique pour suivre le mouvement d'un crayon lumineux et permettre le dessin « virtuel », ainsi que la projection et la manipulation d'images enregistrées sur l'appareil mobile directement sur l'écran du téléviseur.

Accessit : PhotoMap (Allemagne) – Cette application numérise et enregistre une photographie de toute carte publique fixe prise avec un téléphone-appareil photo, permettant un accès, une navigation et un géoréférencement faciles sur l'appareil mobile.

Prochain volet du concours Calling All Innovators : le Forum Nokia met les développeurs au défi de créer des applications qui amélioreront l’utilisation des appareils mobiles en situation réelle, dans les catégories suivantes :

Internet Innovation: Les développeurs Web sont invités à convertir des idées orientées sur les clients en applications réelles sur des appareils Nokia en utilisant des technologies incluant Nokia Web Runtime, XHTML, CSS, Java Script, AJAX, des widgets et d'autres technologies Web basées sur des normes.
Flash: Les développeurs et les concepteurs les plus créatifs sont encouragés à élaborer des applications passionnantes pour renforcer les capacités et les avantages de Flash Lite sur les appareils Nokia S60 pour les clients.
Emerging Markets: Les développeurs sont appelés à créer des applications innovantes sur différentes plates-formes technologiques mobiles, du SMS aux plates-formes des appareils Series 40 et S60, afin de répondre aux besoins et d'améliorer le quotidien de millions de personnes vivant dans les zones rurales et semi-urbaines dans le monde entier.

Les candidatures restent ouvertes jusqu'au 30 juin sur callingallinnovators.com ; les finalistes régionaux seront annoncés le 15 août. Les vainqueurs des grands prix dans chaque catégorie seront annoncés lors de l'événement Nokia World de septembre.

L'Académie des Sciences de Chine publie le Raport sur la stratégie du développement des sciences terrestres de Chine pour le 21ème siècle

L'Acédémie des Sciences de Chine a publié le 21 février le Rapport sur la stratégie du développement des sciences terrestres de Chine pour le 21ème siècle.

Dans ce rapport il est formulé 8 domaines scientifique sur lesquels la Chine doit mettre l'accent dans les recherches scientifiques. Ce sont notamment le processus physique, chimique et biologique de la Terre et leur évolution, les prévisions sur les changements et les tendances d'évolution des systèmes du temps et du climat ainsi que du temps extra-atmosphérique, les ressources d'eau liées au développement durable, la prévention des calamités naturelles, etc.

Le Rapport prévoit qu'apèrs des recherches scientifiques effectuées dans ces 8 domaines susmentionnés pendant les quelsques années à venir, les études terrestres de la Chine atteindront le niveau avancé international et la Chine fugurera parmi les pays en avance dans de multiples domaines en ce qui concerne les recherches des sciences terrestres.

CHINA: Cracks Appearing in the "Great Firewall"

While the Internet boom in China has given citizens new avenues for self-expression, the government's tight control and censorship of content has made it difficult for the web to act as a platform for any major political dissent.

"Censorship (in China) is not perfect, but works well enough that no one has been able to organise a successful political movement through the Internet," said Rebecca MacKinnon, assistant professor at the University of Hong Kong's Journalism and Media Studies Centre, speaking at the Carnegie Endowment for International Peace on Wednesday.

The China Internet Network Information Centre in Beijing says the number of Chinese Internet users reached 253 million last July, making it the world's largest Internet market. The estimate, based on a phone survey, found that nearly 70 percent of China's Internet users were 30 or younger.

"The Internet has brought a loss of control of authorities over culture, particularly youth culture," said MacKinnon, who has been studying China and the Internet since 2004.

Chinese youth are using the Internet in varied ways, even gaining international notoriety, like the "back dorm boys," by posting funny clips on the YouTube video sharing site.

"Before, if you wanted to be culturally famous, you needed to pass through official gatekeepers affiliated with the propaganda department," MacKinnon explained. "Now people are uploading (directly) onto the Internet."

While the relative freedoms of the Internet pose new challenges to the Communist Chinese government, MacKinnon contends that the Internet in China has served as a "challenge to cyber utopians" - people who hoped the Internet would bring democracy to all.

Access to the Internet has not meant complete access to all information. The Chinese government is working harder than ever to make sure citizens are protected from what it labels as "vulgar" content. The active role of censor has been extended from government offices into private companies

A 2006 report by MacKinnon for Human Rights Watch (HRW), "Race to the Bottom: Corporate Complicity in Chinese Internet Censorship," points out that China's system of Internet censorship and surveillance, known as the "Great Firewall", is the most advanced in the world. Tens of thousands of people are employed by the Chinese government and security organs to implement a system of political censorship. This system is aided by extensive corporate and private sector cooperation, including by some of the world's major international technology and Internet companies.

According to MacKinnon, the government holds web companies responsible for watching and censoring content according to certain standards. Companies, however, are left to decide for themselves "how enthusiastically they respond to regulations."

In June 2005, a month after MSN China rolled out its Chinese portal, Microsoft came under criticism from the press and bloggers around the world for censoring words such as "democracy" and "freedom" in the titles of its Chinese blogs, at the request of the Chinese government.

In January 2006 Google rolled out its censored search engine, Google.cn. The site provides notice to users when search results have been censored but provides no further details.

Chinese search engine sites are even more censored than their international counterparts. While a search for "Tiananmen massacre" on the Google.cn site produced less results - omitting gory pictures - than on the international Google site, the same search on China's most popular search engine, Baidu, which has a greater market share in China than Google, produced no results at all. The HRW report said that since President Hu Jintao took office in 2003 the authorities have taken a series of harsh steps to control and suppress political and religious speech on the Internet, including the jailing of Internet critics and bloggers for peaceful political expression. According to Xinhua, the official Chinese news agency, China shut down 276 websites that contained pornographic and "lewd" materials on Feb. 10, bringing the total number of closed websites to 1,911, the national Internet regulator said.

The crackdown started on Jan. 5 and will most likely continue as 2009 will see many notable anniversaries in China, including the 50th anniversary of the 1959 uprising in Tibet, the 30th anniversary of the "Democracy Wall" movement, and the 20th anniversary of the crackdown on the 1989 pro-democracy Tiananmen protests. All of these could inspire protests and dissent both online and off.

MacKinnon points out that Westerners incorrectly tend to think of the Internet situation in China as a Great Wall or Iron Curtain metaphor. The more correct description would be "more like a nanny metaphor."

"There isn't 100 percent control all the time, but (the Chinese government) manages to control enough so that no one can organise oppositional parties," MacKinnon said. "The goal is to, in aggregate, minimise kinds of conversations that lead to action."

The idea that tearing down "the wall" will usher in democracy in China is overly simplistic, according to MacKinnon. The Chinese people are not all "waiting to be saved," she said.

Despite the censorship a diverse discourse is starting to emerge. Chinese citizens feel empowered in having conversations on the Internet that are not possible in traditional media spaces. Some citizens are using the Internet to raise awareness of social problems, like homelessness, and organise grassroots efforts. It is more difficult for the government to police such efforts as they are merely individuals organising people, not official non-governmental organisations with bank accounts that can be monitored.

Also, while China blocks the websites of such human rights organisations as Human Rights Watch and Amnesty International, lawyers are using the Internet to distribute information on civil rights cases.

At the same time, it is important to remember that there is a great deal of nationalism in China. Sites like Anti-CNN, established by a Chinese student, criticise the foreign media's portrayal of China.

Ailin Guo, a Chinese student currently enrolled in the media and public affairs master's programme at George Washington University here, told IPS, "Although I am consciously aware of the fact that democratic accountability is essential and censorship is wrong, I endorse the practice of censorship in China because it is necessary to maintain social stability, taken into consideration all the socio-economic and political factors - especially because China is under market transition."

"I believe a functioning and workable system is better than blindly implementing a democratic system, which was never viable in Chinese history," she said.

At the same time, many people, especially parents, view the Internet as a very chaotic place - they worry about their children falling prey to predators and cyber hackers. To them, "the government presents itself as helping (one) be safe in cyber world," MacKinnon noted.

The government recognises the influence the Internet has had on citizens and is using this to its advantage. MacKinnon sees China as potentially using the Internet to enable citizens to engage with government without a multi-party system or democratic institutions.

"The Internet could enable the Communist party to remain in power longer," she said.

"Shan Zhai" : simple contrefaçon ou résistance des masses en Chine ?

Du Hiphone et du Nckia à la fausse émission du Nouvel an chinois, la Chine est touchée par le phénomène "Shan Zhai". S'agit-il d'un manque de créativité ou d'un moyen d'exprimer à sa façon une vision différente des choses ?

2008 fût une année riche en événements pour la Chine. De la tempête de neige paralysante du début de l'année au cataclysmique séisme du Sichuan en mai; des farouches émeutes tibétaines au sournois lait contaminé; des historique JO de Pekin à la crise financière globale sans précédent, en passant par le triomphal lancement du vaisseau spatial Shenzhou 7.

Pourtant, les Chinois ont qualifié unanimement 2008 d'un autre terme: l'année "Shan Zhai", un mot tout frais pour les oreilles occidentales.

La société chinoise est une masse forte, en capacité d'absorber les chocs dont le monde extérieur se sert trop souvent comme prisme pour l'observer et l'analyser. La population est dotée d'un fatalisme lui permettant d'y résister. Le changement de cette société pourrait bien venir de l'intérieur et, pourquoi pas, du phénomène "Shan Zhai".

Venez faire un petit tour dans l'un des nombreux marchés de gros de la capitale, au rayon des produits électroniques, stand après stand, les têtes fourmillent, en quête d'un Hiphone ou d'un Nckia, à distinguer avec soin du Iphone ou du Nokia.

Ne prononcez pas le mot “copie” avec mépris trop tôt. Même sur des marchés de faux, les vendeurs jureront leurs grands dieux que les leurs sont les vrais de vrais, pourtant sans croire un seul instant que l'on puisse les prendre au sérieux. Tandis que pour les Hiphone ou les Nckia , les vendeurs ne chercheront pas à tromper leurs clients qui eux, par contre, espéreraient les faire passer pour de vrais produits de marques.

Si vous apercevez dans la rue un Min Gong (ouvrier migrant) avec un portable cumulant deux cartes sim, la télévision portable et l'écoute main libre, ne soyez pas surpris s'ils vous annonce l'avoir eu pour 500 yuans. Vous avez devant vos yeux un véritable portable Shan Zhai.

Posture triomphale sur le marché

“Shan Zhai”, littéralement "hameau", désigne les petites usines fabriquant des produits semblables à quelques détails près à ceux des marques. Ces infinitésimales nuances les distinguent de la contrefaçon classique. Aujourd'hui, les portables Shan Zhai sont en posture triomphale sur le marché, occupant un quart des ventes nationales.

Quelle est la recette de réussite de ces officines? En termes de coût de revient, elles se faufilent dans les zones grises où les lumières de la supervision des autorités ne pénètrent pas. Contrairement aux marques qui s'étoffent de plus en plus d'étapes de production pour faire belle image et se donner de quoi augmenter leurs prix, les produits Shan Zhai copient largement les technologies et les formes existantes. Les producteurs combinent les fonctions, n'effectuent pas de tests de conformité et ne font pas de campagnes de publicité. Ils préfèrent vous fournir 103 ou 104 appareils pour une commande initiale de 100 que de vous promettre une garantie. A en croire les ouï-dire, la plupart de ces appareils fonctionnent assez bien. Dans le pire des cas, il faudra s'en racheter un. Encore une fois, ce ne sera pas trop cher.

A la fin des années 90, les portables Shan Zhai affichaient discrètement les noms de petites marques locales. Maintenant, il s'agit ostensiblement d'une industrie prospère et de grande envergure.

Position ambigüe des autorités

L'attitude des autorités envers ce phénomène est ambiguë. Frapper fort ne rentre pas dans leur logique de priorité au développement économique, mais la question de la propriété intellectuelle se pose malgré tout et la communauté internationale enquiquine le gouvernement chinois avec depuis bien longtemps. Pour cette raison, il n'y a pas de prise de position officielle claire ni de mesures cohérentes. De temps à autres sont prises des mesures symboliques et politiquement correctes. Les utilisateurs de portables Shan Zhai ne paient pas les frais relativement chers d'accès aux réseaux de téléphonie mobile et, par conséquent, n'ont pas les codes pourtant indispensables pour qu'ils fonctionnent. Ils en piratent. Un talon d'Achille manié par les autorités, soit pour freiner un peu cette industrie frénétique en bloquant les codes illégaux, soit pour s'apprivoiser ceux qui marchent le mieux en baissant les frais d'accès dans des limites acceptables.

La famille Shan Zhai s'agrandit: lecteurs mp3, appareils photo, ordinateurs portables, etc. Les consommateurs, assaillis par les publicités des produits de marques projetées en boucle à la télévision, voient leur envie de les posséder gonfler, mais leurs portefeuilles eux ne gonflent tant. Les produits Shan Zhai leur offrent la possibilité de satisfaire ce besoin.

L'affaire a pris de l'ampleur. Début novembre 2008, des photos de la rue Wen An, dans la ville de Nankin, circulaient sur le web. On y voyait une rangée de magasins aux enseignes “McDnoald's”, “Watons”, “Bucksstar” et “Pizza huh”, évoquant sans merci “McDonald's”, “Watsons”, “Starbucks” et “Pizza Hut”. Cette découverte a fait sensation en Chine. Même les porteurs d'étendard de Shan Zhai ont été frappés par le cynisme des commerçants dans leur course au profit. 3 jours après, le gouvernement local ordonnait de décrocher toutes ces enseignes.

Manque de créativité ?

Pour ses détracteurs, "Shan Zhai" est tout simplement un dérivé de la contrefaçon et du plagiat, pratique courante de l'économie de marché aux caractéristiques du socialisme chinois, et reflet d'un esprit en manque de créativité sous le joug d'une pensée confucianiste standardisant l'individu avec une panoplie de règles à suivre. Wang Fuzhong, directeur adjoint du centre de recherche financière de la BUAA (Beijing University of Aeronautics & Astronautics), invité spécial sur le plateau de Phoenix TV, commentait ainsi : “Nous nous vantons toujours de nos 4 grandes inventions [compas, poudre, papier, impression, ndlr ], mais pour une civilisation ancienne comme la nôtre, seulement 4 en 5000 ans, je ne vois pas de quoi être fiers ! Les Chinois sont forts pour apprendre, mais pas pour inventer. Ce qui m'inquiète encore plus dans le phénomène de Shan Zhai, c'est que les fabriquants ne cherchent même pas à apprendre pour qu'un jour ils puissent se développer seuls et surpasser le maître, comme ce fût le cas pour les automobiles japonaises face aux américaines ou pour les produits électroniques sud-coréens avec leurs concurrents nippons. Ils ne pensent qu'au gain à court terme. Je suis triste de constater que cette mentalité fonctionne. À contresens de la crise financière, l'industrie Shan Zhai marche comme sur des roulettes. C'est une voyouterie collective.”

Sur le même plateau se trouvait Han Jiangxue, créateur d'un produit spécial Shan Zhai intangible : une version Shan Zhai de la fameuse émission d'éducation de la CCTV (China Central Television) “Tribune de cent écoles”! "Cent écoles", en référence aux périodes “printemps et automne” et aux "royaumes combattants” (environ 770 av. JC - 200 av. JC), lorsque la réalité chaotique et la clémence politique formaient un terreau favorable à la naissance de nombreuses pensées, dont le confucianisme, le taoïsme, le légisme. Han s'était proposé à l'émission officielle mais on l'avait refusé, d'où lui est venue l'idée d'en produire une version lui-même. Il riposte : “ Dans la vie, un nourrisson commence à apprendre en imitant les autres. L'imitation est une phase indispensable à la préparation de la maturité. Il en est de même pour les entrepreneurs. C'est pathétique comment vous déniez ainsi la créativité de notre civilisation.”

"C'est ma façon de dire que je ne suis pas d'accord"

Il dit ne pas avoir regretté un seul moment, même si ce travail a englouti toute son épargne : “C'est un moyen de m'insurger contre l'ordre établi. J'estime qu'une partie de l'histoire de la dynastie Song est très importante pour l'éducation patriotique des Chinois, mais les autorités, en l'occurence la CCTV, ne partagent pas mon avis. Elle représente une élite qui monopolise la parole dans ce pays, au lieu de m'y opposer en critiquant ouvertement, ma façon de dire que je ne suis pas d'accord, c'est de réaliser moi-même un produit parallèle qui me rend la liberté d'expression. C'est la lutte des "masses" contre l'élitisme. Dans ce sens, contrairement aux produits (matériels) Shan Zhai, la culture Shan Zhai réincarne un esprit de divergence.”

Han Haoyue, célèbre blogueur chinois et opposant au phénomène Shan Zhai, tempère : “Bien que les portables Shan Zhai existent depuis des années, le terme Shan Zhai est devenu populaire seulement en 2008, après avoir fait l'objet de plusieurs reportages de la CCTV. Depuis lors sont apparues des stars Shan Zhai, des émissions Shan Zhai, voire la soirée télévisée Shan Zhai. C'est un phénomène intéressant, mais c'est une chose récente que l'on ne peut pas qualifier de "culture", qui exige une durée minimale d'existence. ”

"Pas vocation à allumer le feu sur toute la plaine"

Pour lui, Shan Zhai n'est pas une résistance des masses contre les élites, mais un débat au sein même des élites. Ce qui plaît à la masse populaire dans ce phénomène, c'est le caractère divertissant de ces échanges biaisés, non pas son sens politique ou culturel. Un bémol pour ceux qui voulaient y voir un éveil de l'esprit participatif d'une société civile chinoise, atrophiée dans un environnement défavorable. Le même voeu avait été fait lors du grand séisme du Sichuan et plus ou moins exaucé à l'époque. Mais compte tenu du contexte précis, il semble bien que cette étincelle n'avait pas vocation à "allumer le feu sur toute la plaine", pour reprendre une célèbre expression communiste.

A l'approche du Nouvelle an chinois, on préparait récemment une émission de télévision spéciale, la 3ème la plus regardée au monde, après les JO et la coupe du monde de football. L'événement était une sorte de rétrospective de l'année écoulée pour un peuple fétichiste de la télé. Shi Mengqi, totalement inconnu du public, avait annoncé qu'il allait en organiser une version Shan Zhai pour raconter ce que le petit peuple avait pensé de 2008.

Son idée a fait des émules: des chaînes de télévision et des sites web se sont empressés de demander le droit de retransmettre. Puis le vent a tourné. La plupart des chaînes se sont rétractées et l'émission n'a pas pu être diffusée en direct, reflétant un changement de la façon dont elle était perçue par la population...et par les autorités.

Reste donc à savoir si "Shan Zhai" sera juste un nouveau récipient pour un ancien contenu ou un concept présageant d'un changement, bénin mais durable et profond, de la mentalité collective et de la société chinoise ?

Light Reading étend ses activités en Asie en lançant un nouveau site Web et en ouvrant un bureau en Chine

Light Reading Asia, nouveau site Web régional destiné au marché asiatique des communications, sera lancé en avril. De plus, Light Reading a annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau à Beijing, en Chine, qui sera dirigé par Sam Song, vétéran du marché chinois des télécommunications
Light Reading (www.lightreading.com), la plus grande société d’évènements et de médias axés sur la recherche au service du marché mondial des communications, a annoncé aujourd’hui qu’elle lancerait le site Light Reading Asia en avril et qu’elle ouvrirait Light Reading China, son nouveau bureau à Beijing qui fera la promotion des produits de médias, de recherche et d'événements sur le marché chinois des télécommunications.
Light Reading Asia couvrira les tendances et les nouvelles importantes du marché et proposera des analyses aux cadres dirigeants des fournisseurs de services de communications en Inde, en Chine et dans tous les marchés en développement dans la région. Les journalistes de premier ordre de Light Reading assurent le cycle de vie des nouvelles de l’industrie des communications en adoptant un point de vue solide et en ayant juste assez d'attitude, deux éléments gagnants ayant permis de faire de Light Reading le plus grand site Web d’analyses et de nouvelles de télécommunications au monde.
Le contenu du site, dirigé par le rédacteur de nouvelles internationales Ray Le Maistre, sera géré et rédigé par un nouveau rédacteur du site LR Asia. D’autres rédacteurs du groupe Light Reading et analystes de l’équipe Heavy Reading rédigeront également des nouvelles pour le site, alors que l’équipe de Pyramid Research, société leader des analyses et des études de marché ciblant les marchés de télécommunications en développement ayant été acquis par Light Reading en septembre 2008, fournira du contenu spécifique à divers marchés de pointe. L’équipe asiatique de Pyramid rédigera des blogues et produira des rapports, des analyses et des commentaires spécialisés.
Light Reading Asia offrira à l’industrie des communications des services de publicité en ligne, les meilleurs programmes de leur génération, des séminaires Web adaptés aux régions dans lesquelles ils sont donnés, des services de programmation vidéo ainsi que divers évènements, y compris le Broadband India 2.0, conférence qui sera tenue en septembre dans deux villes différentes, à savoir Mumbai et New Delhi.
Light Reading a également ouvert un bureau à Beijing en plus de nommer Sam Song, vétéran du marché chinois des télécommunications, comme directeur de Light Reading China. M. Song dirigera les principales marques d’évènement de Light Reading comme TelcoTV et Ethernet Expo en Chine, ainsi que d’autres produits de recherche et en ligne adaptés au marché chinois des communications. M. Song, qui dirigeait sa propre société de medias et d’évènements appelée World Sources avant d’accepter ce poste, a acquis une grande expérience journalistique en télécommunication au sein de Computerworld China et du magazine China Digital TV.
« Le centre de gravité du marché des télécommunications se déplace vers l'Asie », a affirmé Joseph Braue, premier vice-président et directeur de groupe chez Light Reading. « Light Reading Asia donnera à l’industrie des communications une façon personnalisée de joindre les acheteurs tant convoités des produits et services de communications dans la région, alors que Sam Song créera des produits d’évènements et de médias adaptés au marché chinois, qui constituent toujours le principal facteur de croissance des services de télécommunications dans la région.
« En tant que leader médiatique de l’industrie mondiale des communications, nous estimons qu’en dépit de la conjoncture économique mondiale défavorable, nous avons besoin de continuer nos investissements dans les secteurs de croissance de ce marché », a déclaré M. Braue.

MSI's X-Slim X340, X600 Are Two More Sub-$1000 Macbook Air Lookalikes

Netbooks MSI X-Slim X340 et X600

MSIa sorti deux netbooks X-Slim en Chine, et les deux, le X340 et le X600 semblent prêts à concurrencer le MacBook Air, mais à un prix beaucoup plus abordable. Le premier a un écran 13.4", tandis que le deuxième a un écran 15.6". On se demande pourquoi la Chine est le seul pays à recevoir ces deux netbooks jusqu'à maintenant, car on est certain que le reste du monde est ravi de les accueillir à bras ouverts. Selon la rumeur, MSI ferait l'impasse sur le processeur Atom et préférerait un Pentium, avec la possibilité d'inclure la plateforme ION de Nvidia. Le prix n'est pas connu, mais nous pensons qu'il pourrait se situer entre 700$ et 1000$.

Baidu canalise 73% du marché chinois de la recherche en ligne

BAIDU.COM, le plus grand moteur de recherche en chinois, a effectué 109,6 milliards requêtes de recherche et remporté 73,2% de part de marché en Chine au cours de l'année 2008, selon un rapport iResearch.

Sa part de marché a augmenté de 0,6 point de pourcentage par rapport à l'année précédente.

Robin Li, le PDG de Baidu a révélé en décembre dernier les plans de développement de son nouveau moteur de recherche Aladdin Platform qui est actuellement en cours d'élaboration.

Le nombre d'Internautes en Chine a dépassé celui des États-Unis avec 298 millions fin 2008.

Nepcon Shanghai / Chine Emt / Test & Measurement Chine / Electronics Manufacturing / Services Chine / Component Manufacturing / Digital Factory

Date d'ouverture : 21 avril 2009
Date de fermeture : 24 avril 2009
Nom de l'Expo : Nepcon Shanghai / Chine Emt / Test & Measurement Chine / Electronics Manufacturing / Services Chine / Component Manufacturing / Digital Factory
Produits : Génie électrique, électronique
Ville : Shanghaï
Organisateur : Reed Exhibitions Pte. Ltd.

ZTE va commercialiser un téléphone mobile solaire low-cost!

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Avec ce téléphone mobile solaire, ZTE, un constructeur chinois, cible les populations ayant peu ou pas accès aux réseaux électriques. Explications...

Dans les Carïbes, en Amérique Centrale et dans les îles du Pacifique vivent 1,6 milliard de personnes qui ont peu ou pas accès aux réseaux électriques. Ce sont ces clients que l'opérateur Digicel cible avec le nouveau téléphone Coral-200-Solar de ZTE. Il va être commercialisé dans ces pays par l'opérateur Digicel à un tarif inférieur à 40$.

Le téléphone se recharge grâce à une batterie solaire intégrée sur la face arrière du téléphone. D'autres contructeurs ont également présneté des téléphones solaires à l'image de Samsung ou de LG Electronics.

Le téléphone mobile Coral-200-Solar de ZTE devrait commercialisé par l'opérateur Digicel dès le mois de juin 2009 dans des îles aux noms exotiques comme la Papouasie Nouvelle Guinée, les îles Vanuatu, Samoa, Tonga.



Plus d'informations sur le site de ZTE.

Rumor: China Unicom, Apple Finally Reach Agreement On iPhone's Entry Into China

China Unicom has reportedly reached an agreement with Apple on iPhone's entry into China and the 3G iPhone may appear in the Chinese market in May 2009.

Foreign media are quoting representatives from Ovum, a British consultancy, as saying that China Unicom and Apple will achieve cooperation soon and if everything goes smoothly, the 3G iPhone will enter the Chinese market in May 2009 at the earliest, but no more detail is given. Prior to this latest rumor, other rumors abounded both China Mobile and China Unicom intended to introduce Apple's iPhone into China. China Mobile started early in the negotiations with Apple, but the two sides have not reached any agreement.

At the beginning of this month, China Unicom reportedly sent a negotiating team to the United States to talk with Apple about the issue and the two companies even implemented tests on iPhone in some Chinese regions.

Apple's 3G iPhone can support the WCDMA network, which is the 3G service provided by China Unicom. Previous reports stated that China Unicom will start the commercial trial of WCDMA in China from May 17, 2009.

Le chantier de la téléphonie mobile 3G est lancé en Chine

La Chine a ouvert mercredi le chantier de la téléphonie mobile de troisième génération (3G), de plusieurs dizaines de milliards de dollars, en répartissant officiellement entre ses trois opérateurs les licences pour les normes chinoise, européenne et américaine.

Annoncée de longue date, mais toujours repoussée, l'attribution des licences donne le coup d'envoi à des investissements massifs dans de nouveaux réseaux, indispensables pour le développement d'une technologie ajoutant aux usages habituels du téléphone toute une palette de services.

La troisième génération autorise de meilleurs débits et donc la transmission de données «lourdes». Internet, télévision, visiophonie, téléchargements de musique: autant de services payants, potentiellement rentables.

Le lancement de la 3G sur le premier marché de la planète pour la téléphonie mobile, avec 634 millions d'utilisateurs, était notamment très attendu par les grands équipementiers et fabricants de téléphones étrangers.

A la suite de la restructuration du secteur des télécoms, trois opérateurs - China Mobile, China Unicom et China Telecom - restent en lice et doivent se partager les normes chinoise TD-SCDMA, européenne WCDMA et américaine CDMA 2000.

Selon un porte-parole du ministère de l'Industrie et de la Technologie de l'information, Wang Lijian, China Mobile s'est vu attribuer la norme locale, China Unicom le standard européen et China Telecom l'américain.

C'est parce qu'il est l'opérateur le plus solide, avec 71,7% du marché de la téléphonie mobile fin septembre selon Fitch Ratings, que China Mobile doit hériter de la norme chinoise TD-SCDMA.

China Mobile, qui est aussi numéro un mondial en nombre d'abonnés (plus de 450 millions), teste d'ailleurs déjà depuis plusieurs mois la technologie, qu'il a lancée d'abord dans une dizaine de villes, puis désormais dans près d'une trentaine de villes-clefs, selon des experts.

«Bien que des progrès significatifs aient été réalisés en un temps relativement court, la technologie TD-SCDMA est toujours entravée par des systèmes réseaux et des appareils téléphoniques moins mûrs», a souligné Fitch Ratings dans son rapport sur les télécommunications chinoises publié mercredi.

Moins solides, ses deux concurrents (China Unicom et China Telecom) pourront eux se lancer comme prévu dans les normes étrangères ayant déjà fait leurs preuves, mais aussi soumises à royalties.

Mais tous, pour développer leurs réseaux, doivent aussi procéder à des investissements massifs, estimés par le gouvernement à 41 milliards de dollars en deux ans, dont 29 milliards dès cette année.

Une bonne nouvelle pour les poids lourds étrangers de l'équipement télécom comme Ericsson, Alcatel-Lucent, Nokia, Motorola, ou quelques acteurs chinois comme ZTE et Huawei.

«Huawei Technologies et ZTE se positionnent de mieux en mieux sur le marché chinois et à l'étranger, au point de se poser en concurrents sérieux pour les étrangers», a estimé Fang Meiqin, de l'institut d'analyse BDA.

Par ailleurs, les dépenses attendues ne sont pas qu'une aubaine pour les entreprises. Elles représentent aussi un sérieux coup de pouce aux grands projets du gouvernement chinois visant à stimuler investissements et consommation, et donc l'économie en général.

En annonçant fin décembre que l'attribution des licences étaient imminente, le ministre de l'Industrie et de la Technologie de l'information, Li Yizhong, avait souligné que ces investissements «seraient un bon moyen» de soutenir l'économie en ces temps de crise financière mondiale.

Reste à savoir si le développement de la 3G sera une opération gagnante pour les entreprises de télécoms chinoises. Lancée au Japon en 2001, la 3G, payante, n'a pas rencontré partout dans le monde l'adhésion d'un public satisfait des offres existantes GSM et Wi-Fi.

La Chine veut faire des sciences et technologies un moyen de garantir un développement économique «stable et rapide»

Le Premier ministre chinois Wen Jiabao a présidé aujourd'hui 25 février une réunion régulière du Conseil des Affaires d'Etat.

Les participants ont appelé à mieux valoriser les acquis scientifiques et technologiques afin d'encourager un développement économique « stable et rapide ».

Les participants sont parvenus à plusieurs consensus. Premièrement, il faudra renforcer l'innovation technologique, qui joue un rôle très important pour faire face à la crise financière mondiale.

Deuxièmement, la priorité doit être donnée aux grands projets scientifiques et technologiques. Projets qui permettront de stimuler les besoins à l'intérieur du pays et de conserver un développement rapide.

Troisièmemement, il faut davantage soutenir les entreprises pour qu'elles améliorent leurs capacités d'innover.

Pour ce faire, une plate-forme, via laquelle les entreprises pourront partager des technologies et des savoir-faire, sera créée.

Quatrièmement, les industries de haute technologie doivent être développées, tout comme les secteurs qui sont en pleine croissance, comme les secteurs de l'image et des jeux.

Cinquièmement, des bureaux de recherche et des écoles supérieures devront être sollicitées afin qu'elles apportent leur force technique aux entreprises.

Des entreprises qui sont appelées à renforcer la formation et le recrutement de personnel compétent.

Le web chinois contaminé par le marketing viral

Avec ses 300 millions d'utilisateurs, qui sont autant de consommateurs potentiels, le web chinois a de quoi séduire les annonceurs. En 2007, 27 000 campagnes de pub ont été lancées sur internet en Chine. L'an dernier, le marché de la publicité sur le web aurait dépassé les 12 milliards de yuans.

Les premiers annonceurs du web chinois sont ceux qui disposent des plus gros budgets de promotion : les constructeurs automobiles, suivis par les fabricants d'électronique et par ceux de produits de grande consommation. Ils utilisent le web en complément de campagnes télévisées.

Dans ce contexte, un nouvel instrument de promotion a attiré l'attention des publicitaires: les "advergames", des jeux promotionnel gratuits fonctionnant sur internet, utilisant le logiciel Flash et financés par des marques. Il n'a certes pas été développé en Chine, mais aux Etats-Unis avant de toucher l'Europe. Dans l'Empire du Milieu, il suscite pourtant un intérêt particulier, car un peu plus de 58% des Chinois utilisent le web spécifiquement pour les jeux en ligne.

Une réelle aubaine pour les publicitaires. Quel autre support pourrait se targuer d'immobiliser le consommateur 4 à 5 minutes en moyenne devant une publicité ?

Recette miraculeuse

Là où la télévision et la radio peinent à renvoyer le spectateur vers des informations complémentaires sur le produit, les advergames se révèlent tout simplement imbattables. Une campagne de promotion pour la nouvelle Toyota Vios a bénéficié d'un taux de retour sur le site du constructeur de 75%. La recette miraculeuse ? Lorsque le joueur choisissait son véhicule de course, un lien l'orientait vers un site concessionnaire.

La technique s'adapte parfaitement au "marketing viral", une stratégie de promotion fondée sur une analogie avec les maladies infectieuses et utilisée de plus en plus fréquemment sur le web participatif.

Tout commence avec un échantillon d'individus qui font circuler un message autour d'eux, infectant ainsi leurs proches. Chaque personne qui reçoit le message le transmettra en moyenne à plus d'une autre personne, qui fera de même, et ainsi de suite... la circulation du message est donc exponentielle. Pour avoir droit à une nouvelle partie, le joueur devra par exemple fournir l'adresse email d'un ami. "Prenez un nombre limité de gens pour enraciner votre idée, produit ou message, arrangez-vous pour le rendre viral, puis observez sans aucun effort pendant qu'il se répand auprès de millions de personnes" résument Duncan J. Watts et Jonah Peretti dans la Harvard Business Review.

Oublié le cliché du "geek"

Le rêve de tout publicitaire, d'autant que les advergames permettent de toucher un public parfaitement ciblé. Oublié le cliché du "geek", jeune "gamer" du 21e siècle à grosses lunetttes chez lequel l'informatique et les jeux vidéo en réseau ont remplacé toute forme de vie sociale. Les jeux publicitaires touchent à quasi-égalité hommes et femmes (respectivement 51% et 49% des utilisateurs).

Pas étonnant donc que les advergames connaissent un franc succès. D'autant que leur coût est très faible en comparaison à d'autres supports publicitaires. "Une campagne basique tout compris création et diffusion coûte de 4000 à 5000 euros" selon Mickaël Matry, qui travaille pour Frontnetwork, une société basée à Pékin et spécialisée dans les jeux flash et le marketing viral

Certes, la crise freine un peu le mouvement, les budgets publicitaires étant les premiers à être mis au régime. "Nous développons un projet pour Toyota. Ils ont divisé le budget par deux pour avoir un site similaire avec les mêmes options" selon M. Matry.

Mais tout le monde sent que le marché a encore de très beaux jours devant lui. Le groupe iResearch Consulting estime que l'industrie du jeu en ligne devrait continuer de croître de 20% chaque année jusqu'en 2012. "300 millions de consommateurs sont déjà connectés, principalement près de la côte est, c'est énorme" souligne M. Matry, avant d'ajouter : "cela signifie aussi qu'il nous reste encore un milliard d'internautes potentiels".

eArts festival de Shanghai

Le thème l'édition 2007 : "Wisdom of Crowds" (la sagesse des foules). Tout un programme…

Shanghai ambitionne en effet de se hisser au niveau des plus grandes capitales artistiques telles que New York, Londres ou encore Paris. Et ceci, y compris dans l'univers de la création numérique.

Une occasion unique de rencontre à grande échelle autour de l'Art et de la Technologie…

Quatre délégations étrangères vont contribuer à l'édition 2007.

Les Etats-Unis, conduits par le MIT Media Lab, l'Allemagne avec la participation du ZKM et l'Autriche avec Ars Electronica. La France n'est pas en reste puisque l'association Visual System, en collaboration avec la Fondation Jean-Luc Lagardère, présenteront la programmation intitulée "A Digital Experience", au titre de "sélection artistique française".

Au programme…

Au-delà des musées et des galeries mises à contribution, de nombreux sites et lieux publics de Shanghai feront aussi l'objets d'installations artistiques accessibles au public.

Au programme des réjouissances technologiques figureront écrans LED (écran sphérique du quartier Xujiahui et écrans géants du quartier Pudong), interactions avec le mobile (SMS, MMS et bluetooth…), installations vidéos, imageries 3D, musique électronique, animation assistée par ordinateur, etc.

La programmation française comprend notamment un work in progress au sein de la résidence d'artistes Island6 Arts Center ainsi qu'une "Animation Chaînée" faisant intervenir des étudiants français et chinois et dont le travail sera diffusé au Xuhui Park.

Durant 5 jours Shanghai promet d'être plus que jamais "ville d'avant-garde".

LG externalise sa production de smartphones Windows Mobile auprès de Compal

Les sociétés qui sont chargées d'assembler et de produire des smartphones sous Windows Mobile sont de plus en plus nombreuses.

De Quanta (QCI) à Asus en passant par HTC, TechFaith, ZTE, Huaweï, Acer, Inventec ou Toshiba, elles sont plusieurs à se partager le butin des 20 millions de licences Windows Mobile écoulées chaque année par Microsoft. Et alors que le sud-coréen LG Electronics a signé un nouveau partenariat commercial avec Microsoft pour lancer d'ici 2012 une cinquantaine de nouveaux smartphones sous Windows Mobile, les différents industriels du marché souhaitaient savoir qui seront les partenaires constructeurs de la marque.

Selon le magazine chinois Commercial Times, c'est le constructeur ODM taïwanais Compal qui aurait remporté ce contrat. LG serait ainsi le cinquième client de Compal en matière de production de smartphones sous Windows Mobile si l'on en croit le webzine digitimes. En effet, HP, Motorola, Palm et Acer se fournissent déjà chez Compal. A noter en revanche que LG ne compterait pas externaliser auprès de Compal sa production de mobiles d'entrée de gamme.

Progression de la contrefaçon sur les produits hi-tech

L'information a été rendue publique par le site de commerce en ligne Priceminister. La plateforme affirme avoir bloqué en un an 2 625 comptes utilisateurs faisant passer de faux produits pour des vrais.

Apple et Microsoft en tête des fraudes

La contrefaçon n'est plus seulement l'apanage des produits de beauté (parfum, crème) et des vêtements griffés, même si cette catégorie reste en tête des arnaques. La percée des produits électroniques serait la plus importante. Priceminister avance notamment la vente de copies de produits Apple (+ 328%%), Microsoft (+ 295 %) et enfin, Nintendo (+ 133 %).

Des produits Made in...

Les titulaires des comptes bloqués disent qu'ils auraient acheté ces produits sur d'autres plateformes électroniques, et sur des sites chinois

Nokia a vendu 70,7 millions de téléphones portables en Chine

Nokia a vu ses ventes de téléphones portables augmenter de 38,6% en base annuelle, à 70,7 millions d’unités en Chine en 2007, selon un rapport trimestriel publié sur son site internet officiel.

Le géant finlandais des télécommunications a attribué la hausse de ses ventes à l’extension de ses canaux de distribution, à la variété de ses produits et à sa position forte sur le marché des portables à bas coût du pays.

En 2007, la Chine restait le plus grand marché de Nokia en termes de chiffre d’affaires, suivie par l’Inde et l’Allemagne, a dit le rapport sans donner plus de détails.

Depuis 2006, le plus grand fabricant mondial de téléphones portables a commencé à pénétrer l’énorme marché rural de la Chine et ses ventes ont grimpé de 39% à 6,9 milliards de dollars en 2006, avec 51 millions d’unités vendues.

La Chine va importer des hautes technologies de Russie

La Chine importera 156 matériaux et équipements de haute technologie de la Russie, selon un accord signé par les deux parties samedi.

Les technologies incluent 63 technologies d’économie d’énergie, tels que des matériaux supraconducteurs, et 56 technologies médicales et de bio-ingénierie dont des équipements de diagnostic. La coopération couvre également 17 technologies de nouveaux matériaux comme les plastiques renforcés et 23 technologies agricoles et de protection de l’environnement, tels que des équipements de traitement des eaux usées.

Les projets, signés dans un forum du commerce sino-russe, amélioreront la balance commerciale entre les deux pays, a indiqué Chen Haosu, président de l’Association du peuple chinois pour l’amitié avec l’étranger sans en avoir donné plus de détails. Le commerce entre la Chine et la Russie a progressé de 44% sur un an à 48 milliards de dollars en 2007, alors que l’excédent commercial de la Chine se situe entre sept à huit milliards de dollars.

Les deux parties souhaitent que leurs échanges commerciaux puissent atteindre 60 à 80 milliards de dollars d’ici 2010.

Délégation chinoise d'achats en Europe : Nokia-Siemens reçoit une commande de 7,6 milliards de yuans RMB

La délégation chinoise pour la promotion du commerce et de l'investissement actuellement en visite à Berlin vient de signer le 25 courant avec des entreprises allemandes une série de contrats d'achat et d'accords de coopération dont le montant global dépasse 10 milliards de dollars US.

Lors de la cérémonie de signature tenue à cette occasion, un total de 36 entreprises chinoises a conclu avec plusieurs entreprises allemandes, dont Nokia Siemens Networks Technology Co. Ltd., KSB Pump Co., Ltd, la Société EFD, WALDRICHCOBURG et VOITH, des contrats d'achats ou des accords de coopération d'une valeur totale dépassant 10 milliards de dollars US.

Les contrats et les accords signés concernent entre autres l'acquisition de technologies de pointe et d'équipements sophistiqués, y sont compris également commerce de service, coopération dans des domaines high-tech et projets de coopération et d'investissement dans les deux sens. Dans les accords d'intention d'achat, plus de 60% concernent l'introduction de hautes technologies et d'équipements avancés, lesquels feront l'objet de poursuite de négociations.

China Mobile et China Uni-Com ont conclu séparément avec Nokia-Siemens des accords d'achat selon lesquels les deux entreprises chinoises acquerront en 2009 respectivement auprès de l'entreprise allemande les équipements de télécommunication mobile 2G et 3G ainsi que les services concernés. D'après les accords signés séparément avec China Uni-Com et China Mobile, Nokia-Siemens aidera le premier à disposer le réseau WCDMA dans onze provinces chinoises et fournira au deuxième les réseaux TD-SCDMA et GSM. Le montant total de ces accords se chiffre à 7,6 milliards de yuans renminbi.

Les informations recueillies auparavant ont annoncé que l'Europe pourra cette fois-ci obtenir de la Chine des commandes dont le montant global est estimé à 15 milliards de yuans RMB. Mais, en tenant compte du montant des commandes reçues par Nokia-Siemens, il est fort possible que le montant définitif des commandes qui seront faites par la délégation chinoise en question dépassera de loin ce montant là (15 milliards de yuans RMB). Ce qui du secteur de la télécommunication, les personnalités du milieu pensent que China Mobile et China Uni-Com pourront peut-être acquérir des équipements destinés à la joint-venture SBABS établie à Shanghai avec l'apport des deux sociétés Alcatel et Sbell. SBABS Shanghai a s'est adjugé séparément la fourniture à China Mobile et à China Uni-Com les équipements TD et les équipements WCDMA. De plus, la joint-venture occupe une assez grande quote-part dans la fourniture d'équipement CDMA à China Télécom.

La délégation chinoise compte parmi ses membres les représentants d'une centaine d'entreprises chinoises qui sont venus en Allemagne pour entamer des discussions commerciales avec leurs collègues allemands. Les entreprises en question sont de divers domaines, dont industrie mécanique, électronique, automobile, télécommunication mobile, transport maritime long-courrier, équipement de l'énergie nucléaire, textile, médecine et pharmacie, industrie du papier, ainsi que les high-tech concernés et le commerce des services.

lundi 23 février 2009

Premier sur le marché de la 3G chinoise : ChinaMobile

Téléphonie......China Mobile a commencé à offrir de nouveaux numéros dédiés au service 3G à Beijing, après les lancements à Guangzhou et Shanghaï. Le but de la compagnie est d'attirer davantage d'utilisateurs de mobiles de 3ème génération. Seul problème: les clients ne sont pas tous très enthousiastes.

Les nouveaux numéros de China Mobile commencent par 188. Les utilisateurs peuvent choisir le numéro qu'ils veulent et commencer à jouir des services 3G immédiatement. Une nouvelle carte SIM coûte seulement 50 yuans.

Yang Weigang, Marketing manager, China Mobile - Beijing

"Les utilisateurs de numéros 188 coûtent environ pareil que les autres utilisateurs de China Mobile. Il y a tout un panel d'offres parmi lesquelles les utilisateur peuvent faire leur choix."

Plusieurs utilisateurs de China Mobile ont été interrogés au sujet des nouveaux numéros, mais peu ont choisi d'en acheter un. Ils déclarent que cela les troublent d'avoir à changer de numéro. Ils préfèrent garder leur numéro actuel tout en pouvant avoir accès au réseau 3G.

Utilisateur de China Mobile

"C'est vraiment casse-pied pour un utilisateur comme moi de changer son numéro. Je vais donc garder celui que j'ai actuellement."

Selon China Mobile, si les utilisateurs ne possèdent pas un téléphone TD-SCDMA, ils devront acheter un nouveau téléphone pour pouvoir jouir du 188. Une contrainte qui bloque certaines personnes pour franchir le pas.

Pr. Lu Yanjie, Université de la Poste et des Télécommunications

"Cette année n'est pas prête pour le service 3G. Les opérateurs continuent à travailler sur le développement du réseau et l'infrastructure. L'année prochaine sera bonne quand la compétition 3G aura vraiement commencé et que les opérateurs offriront des services vraiment super."

La Chine a délivré les licences 3G à trois opérateurs chinois en janvier.

Selon l'éminent Professeur Lu, les riveaux de China Mobile, à savoir China Telecom et China Unicom, n'ont pas encore lancé le service. Il ajoute que les clients ne devraient pas se jeter à l'aveuglette sur China Mobile sous prétexte qu'il est le premier à proposer des numéros 3G. Merci professeur...

dimanche 22 février 2009

Laboratoire franco-chinois

Parallèlement, Pékin a annoncé la mise en vente de la première motorisation hybride sur une voiture chinoise. Ce modèle est produit par Byd Auto basé à Shenzhen, qui est à l'origine un producteur de batteries et de composants électroniques. Il devrait être vendu sur le marché domestique chinois à un prix de 16.000 euros. Selon les données du constructeur, la voiture peut parcourir une centaine de kilomètres en mode électrique autonome. Par ailleurs, les industriels chinois de l'électronique grand public ont annoncé leur intention de lancer leur propre standard de lecteur de DVD haute définition. Cette norme baptisée « CBHD » (« China Blue High Definition ») est supportée par une vingtaine d'industriels de l'électronique grand public et viendrait concurrencer le standard mondial établi par le japonais Sony (Blu-Ray) depuis le retrait de Toshiba. Cette décision a surpris tous les observateurs du secteur qui estiment qu'une nouvelle norme de lecture optique n'a aucune chance de s'imposer au niveau international. Au mieux, ce standard ne pourrait que servir le marché domestique chinois. Il confirme cependant la volonté d'indépendance du secteur de l'électronique grand public chinois, qui rêve de tailler des croupières à ses concurrents japonais. Dans ce contexte, la signature d'accords de coopération scientifique franco-chinois prend tout son sens. Le laboratoire Rocade installé à Hong Kong associe le CNRS et la Hong Kong University of Science and Technology (HKUST). Il formalise en fait une collaboration qui avait démarré en 1999. Ce laboratoire commun, créé pour une durée de quatre ans, vise notamment les recherches sur le rôle du calcium dans les processus de différenciation cellulaire par des techniques d'imagerie en temps réel.

Licenciement à China Mobile

Le PDG de China Mobile, premier opérateur télécoms chinois, a déclaré aujourd'hui que les ventes de son groupe étaient indirectement affectées par les fermetures d'usines et le retour dans leur village des travailleurs migrants licenciés.

"La Chine a ressenti l'impact de la crise financière", a affirmé Wang Jianzhou en marge du congrès mondial de la téléphonie mobile, qui s'est ouvert lundi à Barcelone.

"La réduction des exportations", qui ont chuté comme jamais en plus d'une décennie en janvier en Chine, "a entraîné un déclin des appels internationaux qui ont réduit nos ventes", a-t-il expliqué.

"En raison de la fermeture de certaines usines", a-t-il ajouté, "de nombreux travailleurs sont rentrés chez eux, ce qui eu un impact négatif sur les communications mobiles".

Le PDG de China Mobile s'est toutefois voulu rassurant, soulignant que le groupe enregistrait malgré la crise une forte progression de ses abonnés qui sont au nombre de 460 millions. "Même dans les périodes difficiles, les gens ont besoin d'utiliser leur téléphone mobile", a-t-il estimés.

Un haut responsable chinois insiste sur l'innovation pour affronter la crise financière

Le conseiller d'Etat chinois Mme Liu Yandong a insisté dimanche sur le rôle de l'innovation pour affonter la crise financière mondiale et favoriser l'essor d'un développement économique et social sain et rapide.

Mme Liu effectuait une tournée d'inspection de trois jours dans des institutions de recherche, des universités, des parcs nationaux de haute technologie et des entreprises à Nanjing, capitale de la province du Jiangsu (est).

Elle a appelé les chefs d'entreprise de haute technologie à saisir les opportunités d'affaires et à accroître les investissements dans la recherche et le développement, afin de de doter les marques chinoises de leurs propres licences de propriété intellectuelle, et de renforcer leur compétitivité.

Tout en mettant l'accent sur l'importance d'acquérir des brevets, elle a demandé aux universités de travailler plus intensément pour la diffusion des expertises et la formation du personnel qualifié nécessaire à l'innovation.

Contenu électronique en chinois




NetLibrary permet d'accéder à un vaste choix de contenus électroniques en chinois, fournis par Airiti, Inc.

Services de périodiques et d'images de musées délivrés par Airiti

Grâce à un partenariat conclu avec Airiti, NetLibrary est en mesure d'offrir un accès aux trois sources majeurs de contenus électroniques en langue chinoise :

Les services CEPS (Chinese Electronic Periodical Services (CEPS)) proposent la première base de données en ligne autorisée et la plus complète, regroupant les articles intégraux de périodiques chinois et taïwanais. Actuellement, la base de données CEPS compte 338 000 articles provenant de plus de 2 500 revues universitaires renommées. Ressource inestimable pour les étudiants, les universités et les chercheurs dans le domaine des sciences et des sciences humaines, cette base offre un moyen particulièrement facile et pratique d'effectuer des recherches et de télécharger des articles chinois en texte intégral. Récompensée en 2005 par le prix de la meilleure publication numérique par le bureau d'informations du Conseil Exécutif " Executive Yuan " de Taïwan, la base de données CEPS est mise à jour quotidiennement et offre une vision complète des études en Chine et à Taïwan depuis 1991.

Les services TEPS (Taiwan Electronic Periodical Services (TEPS)) proposés par Airiti offrent la plus grande collection, dans le monde, de périodiques taïwanais en texte intégral. Actuellement la base de données TEPS contient 81 000 articles provenant de plus de 500 périodiques taïwanais. Ces ressources sont toutes disponibles via la plate-forme NetLibrary. Ressource très précieuse pour les étudiants, les universités et les chercheurs en sciences et sciences humaines, la base TEPS offre un moyen rapide et pratique de rechercher des articles taïwanais.

Mise à jour quotidiennement, la base de données TEPS fournit une vision complète des études taïwanaises depuis 1991. Tout étudiant ou chercheur qui s'intéresse à Taïwan, à sa production, à sa culture ou à ses relations avec la Chine peut y trouver des centaines de périodiques couvrant ces sujets, et bien d'autres encore. Notez que même si vous pouvez acheter une licence TEPS séparément, l'abonnement à la base TEPS est inclu dans les services CEPS.

La base de données en ligne National Palace Museum (NPM) constitue la plus grande base de données de contenu électronique concernant les trésors anciens de l'art chinois. Ressource inestimable pour les bibliothèques, les écoles d'art, les musées et autres institutions culturelles, la base NPM Online contient 12 000 images et descriptions d'œuvres d'art des collections du musée National Palace Museum de Taïwan. Créée essentiellement à des fins éducatives et de recherches universitaires, la base NPM Online s'est vue décerner le prix de la meilleure publication numérique subventionnée par le bureau d'informations du Conseil exécutif " Executive Yuan " de Taïwan en 2005. Un groupe de consultants, composé de chercheurs du musée National Palace Museum et de professeurs d'histoire de l'université nationale d'arts de Taipei, a sélectionné avec la plus grande attention des images d'œuvres couvrant sept millénaires d'histoire et de préhistoire chinoise. Les images en haute résolution sont proposées avec un affichage optimal de 1024 x 768 pixels. La fonction de zoom avant permet d'obtenir une vue claire et immédiate de détails particulièrement complexes.

Les bases CEPS, TEPS et NPM Online accessibles à partir de NetLibrary sont disponibles via un abonnement annuel, offrant un nombre d'accès simultanés illimité.