dimanche 15 mars 2009

Virtual world in Asia

Internet : RSF dénonce les démocraties "sous surveillance"

Reporters Sans Frontières vient de publier la dernière édition de son dossier « Les ennemis d'Internet », qui consiste à dévoiler la vérité sur tous les pays qui s'attaquent à la liberté d'expression sur Internet. Mais la nouveauté aujourd'hui, c'est l'apparition de nouveaux pays dénoncés par l'organisation internationale de défense de la liberté de la presse, non pas comme des dictatures sous censure, mais comme des démocraties sous surveillance.

RSFOn retrouve donc les 12 traditionnels ennemis du Net, des pays qui censurent plus ou moins ouvertement l'ensemble d'Internet sur son territoire. Certains pratiquent même l'emprisonnement de cyberdissidents et autres blogueurs considérés comme politiquement ou culturellement trop subversifs. Un classique, qui n'en est pas moins intolérable. Médaille d'or de la discipline, la Chine, qui enferme actuellement 49 cyberdissidents.

RSF remarque surtout un renouveau des pratiques, consistant à manipuler l'information : « Commentaires téléguidés déposés sur des sites Internet très consultés et piratages informatiques orchestrés par des gouvernements censeurs brouillent l’information sur Internet ». Aucun doute, le secteur des nouvelles technologies regorge d'innovations... en tout genre.

La seconde partie du dossier de l'organisation est d'ailleurs particulièrement intéressante, elle recense les gouvernements qui ont placé le Net « sous surveillance » : l'Australie, le Barheïn, le Belarus, la Corée du Sud, Les Émirats arabes unis, l'Érythrée, la Malaisie, le Sri Lanka, la Thaïlande, et le Zimbabwe. RSF dénonce ici des pratiques de filtrage trop intense, la possibilité d'intercepter les courriers électroniques, parfois même sans mandat de justice, mais aussi la censure de sujets culturellement tabous, comme l'homosexualité, qui porte atteinte à l'Islam, selon les Émirats arabes unis.

Un document parfaitement synthétisé, à lire absolument, et attentivement.

jeudi 12 mars 2009

Expo 2010 : China Mobile se prépare au lancement de la 4G

L'opérateur China Mobile vient d'annoncer vouloir mettre en service pour l'Exposition Universelle une version test de son premier réseau TD-LTE.

Il s'agira du premier réseau mobile chinois commercial de quatrième génération.

Couvrant plus de 15 hectares et sur une durée de 184 jours, le site de l’Exposition 2010 sera pour Shanghai et la Chine, une merveilleuse vitrine technologique pour le lancement test de ce nouveau réseau TD-LTE.

Aujourd'hui davantage occupé à développer son réseau TD-SCDMA (3G), China Mobile déclare cependant que ce futur réseau de quatrième génération sera dans un futur proche son prochain axe de développement stratégique grand public.


La définition commune pour le réseau TD-LTE (4G) se définit comme étant l’ensemble des services qui peuvent atteindre un taux de "downlink" (ou téléchargement) d’au moins 100 mégabits par seconde.

Lors du congrès mondial de la téléphonie mobile de Barcelone, deux fournisseurs chinois, Datang et Potevio, avaient déjà présenté leur réseau TD-LTE pouvant atteindre un taux de téléchargement de 100 mégabits et d’un taux d’upload de 50 mégabits.

Rappelons qu’en Octobre 2008, Datang Mobile et China Mobile avaient conjointement lancé à des fins industrielles leur premier service TD-LTE, devancé d’un mois par Potevio qui avait alors mis en place son premier prototype.

AOL quitte la Chine suite à la crise financière

En raison de la crise financière, AOL a décidé de supprimer tous les services en Chine continentale.

Filiale internet du groupe Time Warner, le groupe compte supprimer 700 postes dans le monde jusqu'à fin mars 2009.

Selon le QG d'AOL, le groupe est incapable de supporter les frais excessifs de l'équipe AOL Chine (environs 1 à 2 millions de Yuan par mois) ; 100 employés vont donc être licenciés cette semaine.

Ce fut la deuxième tentative échouée d'AOL pour entrer dans le marché chinois. En 2001, AOL et Lenovo ont crée une joint- venture représentée par le site portail FM365.com ; Dans ce projet, AOL avait invertit cent millions de dollars, Mais, la joint-venture a fait faillite en 2004. La deuxième débâcle d'AOL a commencé en avril 2008, qui voulait concurrencer les grands portails sina.com, souhu.com, netease.com et FTchinese.com (un quotidien économique et financier britannique version chinoise), en lancant AOL en chinois (cn.aol.com).

D'après le vice-PDG d'AOL Chine, Gu Haiming 顾海铭, la raison principale de cet échec est dû au plan trop "ambitieux" planifié en début d'année. Certains éditeurs révèlent aussi que le travail de l'équipe n'a pas été à la hauteur des exigences de la maison mère, non seulement pour ce qui est du contenu éditorial, mais égalementent en ce qui concerne le marketing.

La mise à jour du dernier article du site cn.aol.com remonte à 15:04 le 9 mars 2009.

Les fameux blogs Autoblog et Engaget en chinois, filiales d'AOL, vont fonctionner normalement.

The Internet represents freedom, but not everywhere.

The Chinese government leads all others on this list as far as repression of the Internet. Each day about 40,000 state employees monitor what gets sent over the transom. All blogs that use China's biggest blogging platform must be hosted inside the country. And the country's information ministry is always watching and filtering out information it doesn't like. "With the world's largest number of Internet users, its censorship mechanisms are among the world's most blatant," the report states. At last count, 49 cyberdissidents and bloggers were jailed--the majority for "revealing state secrets abroad."

mercredi 11 mars 2009

Made in China: l'avenir de l'automobile (comme tout le reste, finalement)

Un ancien dirigeant du constructeur américain Tesla Motors, détaillant du fameux Roadster et de l'éventuel Model S, deux voitures électriques qui, avouons-le, coûtent quand même pas mal cher, estime que l'avenir de l'automobile pourrait bien se trouver en Chine, en fin de compte, pour une raison évidente: ça coûte moins cher à fabriquer.

Darryl Siry, ancien directeur du marketing, admet qu'à ce sujet, l'émotion prend le dessus sur la raison quand vient le temps d'évaluer les coûts de production d'un véhicule, puisque l'argument patriotique prime sans raison apparente.

Il faut dire qu'un rapide coup d'oeil à ce qui se passe dans pratiquement tous les secteurs manufacturiers en ce moment, c'est une tendance lourde qui mène à croire que de plus en plus de véhicules seront vendus à l'échelle globale mais seront fabriqués essentiellement en Chine.

Quelques arguments contrdisent cette prédiction. Vite de même, le Blogue Auto pense à:

- des barrières tarifaires et politiques, encore très présentes pour l'importation et l'exportation de véhicules.

- d'éventuelles limites sur les émissions polluantes, largement causées par le transport commercial, qui pourraient affecter les économies réelles de fabriquer loin du lieu de vente.

- une soudaine solidarité des consommateurs qui désirent valoriser l'industrie locale.

Chose certaine, de plus en plus de composantes seront fabriquées dans les pays où les travailleurs, l'espace physique et les contraintes politiques sont les plus abordables. On n'a qu'à penser aux piles électriques de prochaine génération, qui risquent fort d'être un pur produit asiatique.

Petite image du jeu I Am Alive I Am Alive change de toit


L'éditeur français Ubisoft a annoncé aujourd'hui qu'un changement d'équipe de développement aura bientôt lieu pour son prochain jeu d'action : I Am Alive. Initialement dirigé par Darkworks, ce sera donc au tour du studio Ubisoft Shanghai de prendre en charge le hit.

En effet, Ubisoft a avoué aujourd'hui que cette décision assez rare a été prise "afin de respecter la date de sortie prévue pour ce titre". Darkworks, ayant d'autres obligations plus importantes en ce moment, a donc choisi avec l'accord d'Ubisoft de céder le développement de I Am Alive à son confrère chinois qui avait déjà eu la chance de travailler un peu sur le jeu précédemment.

Pour ceux qui ne connaissent pas Ubisoft Shanghai, sachez que ce dernier est chargé de certaines grosses licences d'Ubisoft dont Ghost Recon ou encore Spinter Cell. I Am Alive est donc entre de bonnes mains.